Aller au contenu principal
Blog
This article isn't translated yet — you're seeing the original version.
Día de Muertos en Belgique : autel, pan de muerto, courses
Cultura

Día de Muertos en Belgique : autel, pan de muerto, courses

23 oct. 20266 min de lecture(Mis à jour: 23 oct. 2026)

Préparer une ofrenda du Día de Muertos en Belgique : les éléments de l'autel, les plats traditionnels, le pan de muerto et où trouver les ingrédients.

En bref

Le Día de Muertos se célèbre au Mexique surtout les 1er et 2 novembre. En Belgique, ces dates tombent juste au moment de la Toussaint, et le 1er novembre est un jour férié : un concours de calendrier qui rend la fête facile à vivre ici, en famille, autour d'un autel et d'un repas. Contrairement à Halloween, avec lequel on la confond souvent, ce n'est pas une fête de déguisements qui fait peur : c'est un moment pour se souvenir des siens, en leur préparant ce qu'ils aimaient manger et boire.

Ce guide explique comment monter une ofrenda (l'autel des offrandes) avec ce qu'on trouve en Belgique, quels plats préparer, et où chercher les ingrédients mexicains. Nous ne listons pas d'événements publics : nous n'en avons pas de vérifiés à recommander, et les programmes changent chaque année.

Ce que l'on célèbre

Selon la tradition, les défunts reviennent visiter les vivants pendant ces journées. On les accueille avec un autel décoré chez soi, et dans beaucoup de régions du Mexique on va aussi au cimetière nettoyer et fleurir les tombes. Les usages varient beaucoup d'une région à l'autre : certaines familles consacrent la nuit du 31 octobre au 1er novembre aux enfants disparus et la suivante aux adultes, d'autres célèbrent différemment. Il n'existe pas une seule « bonne » façon de faire, et c'est une bonne nouvelle quand on la célèbre loin du Mexique.

En 2008, l'UNESCO a inscrit les fêtes indigènes dédiées aux morts au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, ce qui a contribué à faire connaître la tradition hors du Mexique.

Monter une ofrenda en Belgique

Une ofrenda se monte sur une table, une commode ou des caisses empilées en gradins, recouvertes d'une nappe. On y dispose, selon les familles :

  • Les photos des personnes à qui l'on rend hommage. C'est le cœur de l'autel.
  • Des bougies, pour éclairer le chemin du retour.
  • Des fleurs de cempasúchil, les grandes fleurs orange au parfum fort. En Belgique, l'équivalent le plus proche se trouve chez le fleuriste ou en jardinerie : ce sont des tagètes, aussi appelées œillets d'Inde, de la même famille botanique. Des chrysanthèmes orange, très présents dans les fleuristes belges à la Toussaint, font aussi l'affaire.
  • Du papel picado, des guirlandes de papier de soie découpé. Il se fait facilement à la maison avec du papier de soie coloré et des ciseaux.
  • De l'eau et du sel, pour la soif et la purification.
  • Du copal, une résine que l'on brûle comme un encens. À défaut, certains utilisent un encens doux.
  • Des calaveras, petites têtes de mort en sucre ou en chocolat, souvent avec un prénom écrit dessus.
  • Les plats et boissons préférés des défunts : un mole, des tamales, une bière, un café, des cigarettes parfois, des bonbons pour les enfants.

Les plats du Día de Muertos

Le pan de muerto

C'est la brioche de la saison : une pâte légèrement parfumée à la fleur d'oranger ou au zeste d'orange, décorée de « os » en pâte et saupoudrée de sucre. Elle se mange au petit-déjeuner ou au goûter, trempée dans un chocolat chaud. Notre recette de pan de muerto se fait avec de la farine, du beurre, des œufs et de la levure du supermarché : aucun ingrédient introuvable. Le beurre belge et la farine pour pâtisserie conviennent parfaitement.

À notre connaissance, dans notre annuaire belge, un seul commerce mentionne le pan de muerto sur sa carte : TacOli Mexican Cusine Catering, un service traiteur à Anvers (Bouwensstraat 27), qui affiche dans ses desserts des « Pan de muerto (p.p.) » à 3,5 € et des conchas au même prix. Il s'agit d'une carte de traiteur : renseignez-vous directement sur les conditions de commande.

Les plats salés

  • Le mole : c'est le plat de fête par excellence. Notre mole poblano demande du temps, et si vous le faites avec du chocolat belge, lisez d'abord nos conseils sur le mole au chocolat belge.
  • Les tamales : de la pâte de maïs garnie, cuite à la vapeur dans des feuilles de maïs. Les tamales rouges au porc sont un classique ; il faut de la masa harina et des feuilles de maïs séchées, deux produits d'épicerie latino.

Les douceurs et boissons

  • La calabaza en tacha : de la courge confite dans un sirop de sucre brut et de cannelle. Les courges de saison des marchés belges s'y prêtent très bien. Voir notre recette de calabaza en tacha.
  • Le champurrado : un atole, boisson chaude épaissie à la masa, au chocolat. La recette du champurrado est parfaite pour les soirées froides de novembre.
  • L'atole sous toutes ses formes, comme l'atole à la vanille.

Où trouver les ingrédients

La plupart des plats se préparent avec des produits de supermarché. Trois catégories d'ingrédients demandent en revanche une épicerie latino ou une commande en ligne :

  • La masa harina et les feuilles de maïs pour les tamales et le champurrado ;
  • Les piments séchés pour le mole (ancho, mulato, pasilla) ;
  • Le chocolat de table mexicain, et éventuellement le piloncillo (sucre de canne brut).

À Bruxelles, notre annuaire recense plusieurs épiceries : El Pueblo Latino (Av. Jean Volders 52, Saint-Gilles), Mundo Latino (Av. Chazal 29, Schaerbeek), Aztec Market (Av. Charles Thielemans 7, Woluwe-Saint-Pierre) ou Tienda Latina Brussels (Pl. du Samedi 8). Nous ne garantissons pas leur stock, qui varie : en période de fête, passez tôt ou appelez avant. La liste complète et les horaires sont dans notre guide des épiceries mexicaines de Bruxelles. Hors de Bruxelles, voyez nos conseils pour commander en ligne.

Attention au calendrier : le 1er novembre étant férié en Belgique, beaucoup de magasins ferment ou réduisent leurs horaires. Faites vos courses les jours précédents.

Célébrer avec des enfants

Le Día de Muertos est une belle occasion de parler des grands-parents ou des arrière-grands-parents avec les enfants. Ils peuvent choisir les photos, découper le papel picado, décorer des calaveras en pâte à sel ou en biscuit, et aider à façonner les « os » du pan de muerto. L'idée n'est pas d'avoir un autel parfait, mais un autel qui raconte quelque chose de votre famille, belge, mexicaine ou les deux.

Et si l'on vous demande quelle est la différence avec Halloween, la réponse tient en une phrase : Halloween joue avec la peur des morts, le Día de Muertos les invite à table.

Edmond Bojalil
Edmond Bojalil

Fondateur, Recetas Mexas

Mexicain de Puebla, professionnel de l'informatique et passionné de cuisine. Auteur de plus de 1 250 recettes mexicaines authentiques adaptées aux cuisines du monde entier. Vit à Madrid depuis 2018.

Lire la suite